Impact de la pandémie

Selon les informations officielles fournies par l’Institut des statistiques, le PIB a chuté de près de 15 % au deuxième trimestre de 2020. Les experts attribuent l’ampleur du déclin à la suspension des activités non essentielles pendant la période de quarantaine, qui a duré de la mi-mars à la mi-mai. Pendant cette période, la consommation et les investissements des ménages ont considérablement diminué. En outre, le secteur de la construction a été suspendu. En outre, les exportations ont diminué d’un quart. La France a ainsi pris la tête de la liste “anti-rating”. Dans le même temps, le PIB a baissé en Allemagne, en Belgique et en Autriche, mais l’Espagne a été le plus mauvais élève. Dans l’ensemble, l’économie française est en baisse pour le troisième trimestre consécutif, ce qui indique une récession technique.

L’industrie du tourisme a été la plus touchée, avec un trafic de transport presque réduit de moitié, tandis que le chiffre d’affaires des restaurants et des hôtels a diminué de plus de moitié. L’OCDE prévoit que le PIB de la France diminuera d’un peu plus de 10 % cette année.

La crise provoquée par le coronavirus a également touché les plus grandes entreprises, des aciéries à l’industrie de la mode.

Pertes dans les secteurs de la construction automobile et de l’aviation

Les médias locaux donnent les informations suivantes pour deux trimestres de 2020 : Renault, le plus grand constructeur automobile français, a perdu près de dix milliards d’euros au premier trimestre et a licencié une douzaine de milliers de salariés à la fin du printemps. La crise a également frappé durement l’une des plus grandes compagnies aériennes. Ainsi, les pertes subies par Airbus se sont élevées à plusieurs milliards d’euros et les ventes d’avions de ligne ont été réduites de moitié. Le secteur du tourisme a été le plus durement touché. En raison de la crise, la société a annoncé des licenciements massifs dans le monde entier. Avant la crise, le groupe augmentait rapidement sa production et était proche d’une production annuelle d’au moins mille avions. Aujourd’hui, cependant, la stratégie de l’entreprise s’est transformée en une stratégie de survie.

Un bref regard sur les statistiques des autres secteurs

Pendant la période de quarantaine, la compagnie pétrolière et gazière française Total a perdu un peu plus de 8 millions d’euros en raison de la chute des prix du pétrole et de la baisse de la demande d’énergie.

Les revenus d’Hermès, le célèbre fabricant d’accessoires, ont chuté de plus de la moitié. La principale raison de cette tendance est le déclin de l’activité de consommation et la crise du tourisme. Une entreprise alimentaire, Danone, a vu son chiffre d’affaires chuter, principalement en raison de l’interdiction des restaurants et des cafés.

La plus grande aciérie du monde, a perdu près de la moitié de ses revenus en raison d’une baisse de la demande de métal et d’une crise dans l’industrie automobile. Et le plus grand producteur d’électricité du monde, EDF, a perdu près d’un milliard d’euros au premier trimestre et a élaboré un plan d’austérité strict.

Les revenus du conglomérat spatial Safran Sa ont chuté d’un peu plus d’un tiers. Quant au secteur de l’aviation, l’une des principales compagnies aériennes, Air France KLM, a perdu plus de 80 % de ses revenus, les avions n’ayant pas volé pendant la pandémie.

Le leader mondial de la construction Saint Gobain n’a pas non plus été épargné par les pertes. Les pertes au premier trimestre se sont élevées à environ un demi-milliard d’euros.

La crise a également touché la société de publicité JC Decaux, qui a perdu un peu plus de 40 % de ses revenus au premier trimestre. Il s’agit du pire résultat de l’histoire de l’entreprise.

Les pertes du groupe de médias français Legardere se sont élevées à un demi-milliard d’euros.

La société de chemins de fer SCNCF a également subi de grosses pertes. Ses pertes ont atteint 2,5 milliards d’euros et le montant de sa dette s’élève à près de 40 milliards d’euros.

Tous ces faits indiquent que la reprise économique en France prendra au moins deux ans. Toutefois, selon les experts, cette période pourrait être beaucoup plus longue. Tout dépend de la rapidité avec laquelle les scientifiques trouveront un vaccin contre le coronavirus. Bien sûr, une augmentation de la dette publique ne peut être évitée car les autorités françaises lancent des programmes d’aide pour soutenir des secteurs clés. Les experts prévoient que le nombre de chômeurs ne fera qu’augmenter et qu’il atteindra un niveau historique à la mi-2021. Tout dépend de la rapidité de la reprise du secteur économique, qui est l’épine dorsale du fonctionnement du pays.

Les analystes attribuent ce phénomène au fait que la quarantaine a duré environ deux mois en France, alors qu’elle a duré un mois en Allemagne, qui a réagi rapidement à la situation. Les experts ont souligné que les restrictions sur les activités et les mouvements des entreprises en France étaient beaucoup plus strictes que dans d’autres pays européens. Selon l’économiste Stephanie Villiers, le ralentissement de l’économie pendant deux mois sera compensé par des années. Beaucoup dépend du rythme de la reprise économique dans le monde, car la France est très dépendante du tourisme international et des marchés pour ses produits à forte marge.